Chaque 20 mai, le Cameroun célèbre l’unité nationale. Une date qui nous rappelle que, malgré nos différences culturelles, linguistiques, religieuses et sociales, nous partageons un destin commun. Mais aujourd’hui, cette célébration doit aussi être un moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif. Car derrière les symboles et les discours, beaucoup de Camerounais vivent encore la douleur de la division, de l’exclusion, de l’insécurité ou du sentiment d’abandon. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des familles restent marquées par les conséquences du conflit. Des enfants grandissent loin de l’école, des communautés vivent avec les traumatismes de la violence et de nombreux déplacés internes continuent de chercher stabilité et dignité. Dans l’Extrême-Nord, l’insécurité fragilise encore des vies déjà précaires. Dans plusieurs villes du pays, des jeunes peinent à trouver des opportunités malgré leurs compétences, pendant que la frustration sociale et le découragement gagnent du terrain. À cela s’ajoutent des discours de haine, de rejet ou de méfiance qui divisent progressivement les citoyens selon leurs origines, leurs langues ou leurs appartenances communautaires. Et pourtant, le Cameroun possède une richesse humaine exceptionnelle. Sa diversité culturelle devrait être une force capable de nous unir et non un motif de division. L’unité nationale ne peut pas se limiter à une célébration annuelle. Elle se construit chaque jour, lorsque chaque citoyen se sent écouté, respecté et considéré. Elle se renforce lorsque chaque voix compte, lorsque chaque compétence est valorisée et lorsque chacun peut contribuer à la paix et au développement du pays. C’est précisément dans cette reconnaissance mutuelle que naît la confiance collective. Nous avons besoin de plus de dialogue. Nous avons besoin d’une justice équitable et d’une gouvernance inclusive. Nous avons besoin d’investir davantage dans l’éducation à la paix, dans la citoyenneté et dans l’accompagnement de la jeunesse. Car aucune nation ne peut avancer durablement lorsque ses enfants cessent de croire les uns aux autres. En cette Fête de l’Unité Nationale, faisons le choix de la responsabilité, du respect et du vivre-ensemble. Refusons les discours de haine et réapprenons à voir dans nos différences une richesse pour construire ensemble un Cameroun plus stable, plus juste et plus uni. Parce que la paix durable se construit avec chaque citoyen. Parce que le développement ne peut exister sans cohésion sociale. Parce que l’avenir du Cameroun dépend de notre capacité à rester unis. Sylvie NDONGMO Présidente Internationale, WILPF
RECONSTRUIRE LA CONFIANCE POUR BÂTIR LA PAIX
Chaque 20 mai, le Cameroun célèbre l’unité nationale.
Une date qui nous rappelle que, malgré nos différences culturelles, linguistiques, religieuses et sociales, nous partageons un destin commun.
Mais aujourd’hui, cette célébration doit aussi être un moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif.
Car derrière les symboles et les discours, beaucoup de Camerounais vivent encore la douleur de la division, de l’exclusion, de l’insécurité ou du sentiment d’abandon.
Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des familles restent marquées par les conséquences du conflit. Des enfants grandissent loin de l’école, des communautés vivent avec les traumatismes de la violence et de nombreux déplacés internes continuent de chercher stabilité et dignité.
Dans l’Extrême-Nord, l’insécurité fragilise encore des vies déjà précaires.
Dans plusieurs villes du pays, des jeunes peinent à trouver des opportunités malgré leurs compétences, pendant que la frustration sociale et le découragement gagnent du terrain.
À cela s’ajoutent des discours de haine, de rejet ou de méfiance qui divisent progressivement les citoyens selon leurs origines, leurs langues ou leurs appartenances communautaires.
Et pourtant, le Cameroun possède une richesse humaine exceptionnelle.
Sa diversité culturelle devrait être une force capable de nous unir et non un motif de division.
L’unité nationale ne peut pas se limiter à une célébration annuelle.
Elle se construit chaque jour, lorsque chaque citoyen se sent écouté, respecté et considéré.
Elle se renforce lorsque chaque voix compte, lorsque chaque compétence est valorisée et lorsque chacun peut contribuer à la paix et au développement du pays.
C’est précisément dans cette reconnaissance mutuelle que naît la confiance collective.
Nous avons besoin de plus de dialogue.
Nous avons besoin d’une justice équitable et d’une gouvernance inclusive.
Nous avons besoin d’investir davantage dans l’éducation à la paix, dans la citoyenneté et dans l’accompagnement de la jeunesse.
Car aucune nation ne peut avancer durablement lorsque ses enfants cessent de croire les uns aux autres.
En cette Fête de l’Unité Nationale, faisons le choix de la responsabilité, du respect et du vivre-ensemble. Refusons les discours de haine et réapprenons à voir dans nos différences une richesse pour construire ensemble un Cameroun plus stable, plus juste et plus uni.
Parce que la paix durable se construit avec chaque citoyen.
Parce que le développement ne peut exister sans cohésion sociale.
Parce que l’avenir du Cameroun dépend de notre capacité à rester unis.
Sylvie NDONGMO
Présidente Internationale, WILPF